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Réalisations
Ablibabli, de Jacques Vallet
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Biographie
Jacques Vallet est né dans la Meuse en 1939.
Parallèlement au journalisme (notamment à
Libération), il s’occupe de nombreux projets
artistiques. En 1977, il crée et anime la revue
Le Fou parle, qui réunit jusqu’en 1984
plus de six cents artistes graphiques et écrivains.
Mais c’est l’écriture qui reste la grande affaire de
sa vie. « Je parle, dit-il, de la vie. De sa beauté
effervescente. Et du désespoir qui la traverse ».
Bibliographie
L’Amour tarde à Dijon, éditions Baleine, collection « Le Poulpe », 1996
Pas touche à Desdouches, éditions Zulma, collection « Quatre bis », 1997
La Trace, éditions Zulma, collection « Quatre bis », 1998
Une Coquille dans le placard, éditions Zulma, collection « Quatre bis », 2000
Sam suffit, éditions Baleine, collection « Pierre de Gondol », 2001
Monsieur Chrysanthème, éditions Zulma, collection « Quatre bis », 2001
Résumé
Paris. Serge, jeune homme d’origine libanaise en proie à un mal de vivre
abyssal, se laisse convaincre par un réseau islamiste terroriste de poser une
bombe dans une galerie d’art.
Au même moment, Othello Desdouches, journaliste et aventurier fatigué, est
assailli par ses souvenirs du Liban. Avant la guerre, il a vécu quelques mois à
Beyrouth ; il y a aimé une femme, une palestinienne prête à tout pour la cause
de son pays ; il a fréquenté le bar d’Hafif, et aussi Ablibabli, une fumerie
d’opium au cœur de tous les trafics…
Critique du comité de lecture
Mettant une nouvelle fois en scène son alter ego littéraire Othello Desdouches,
Jacques Vallet réussit dans Ablibabli le pari de confronter deux espace-
temps : le Beyrouth d’avant la guerre, ses orangers en fleurs, sa douceur de
vivre, mais aussi ses factions rivales et les événements qui feront monter la
tension jusqu’à la tragédie que l’on sait ; et le Paris contemporain, avec ses
immigrés en mal d’intégration, ses jeunes sans racines aux horizons bouchés,
prêts au pire pour faire entendre leur désespoir. Cette construction par
flashbacks permet de soumettre le présent à l’éclairage du passé et
d’accentuer le suspense jusqu’à une fin qui surprend agréablement le lecteur.
L’écriture très sobre, « sans effets ni artifices », met en valeur la noirceur du
récit. Au-delà de l’intrigue, ce roman noir impeccablement maîtrisé propose une
réflexion sur la haine et la violence à travers les époques.
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