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Etoiles cannibales, de Claude Amoz, Ed. Rivages

Lauréat "Prix du polar" 2004


L’auteur
Professeur de lettres classiques depuis
1975, Claude Amoz est aussi traductrice de
grec et de latin. Elle est l’auteur de
plusieurs polars remarqués par la critique.




Illustrations :
1/ Couverture du livre
2/ Photo de l'auteur © Gilles Plazy / Opale



Polars publiés
- Le Caveau, Ed. Hors commerce, 1997 - Prix Sang d’encre du Festival de Vienne
- Dans la tourbe, Ed. Hors commerce, 1998
- L’Ancien crime, Ed. Rivages, collection « Noir », 1999
- Bois brûlé, Ed. Rivages, collection « Noir », 2002


Résumé
Une ville au bord du Rhône, Viâtre. La légende dit qu’elle tirerait son nom
de celui d’un moine voyageur du Moyen-Âge, Viator, « le voyageur ». Et des
voyageurs, des gens de passage, sans domicile ni identité fixe, il y en a
beaucoup à Viâtre comme ailleurs. Parmi eux, certains acceptent de
rejoindre le Foyer, malgré la discipline et les brimades, pour un minimum
de confort ; d’autres préfèrent dormir dehors pour avoir l’impression d’être
libres. Un matin, on retrouve le corps de Gégène, qui a été brûlé vif sous un
pont. D’autres comme lui vont subir le même sort, et la peur va s’installer
parmi les sans-abri. Mais qui va mener l’enquête sur la disparition de ces
gens qui n’ont même plus de nom ?


Critique des lecteurs
Claude Amoz situe son nouvel opus dans un lieu qui n’existe pas, une ville
imaginaire qui paradoxalement est à la fois très concrète pour le lecteur
- avec sa géographie, ses paysages, ses ambiances - et dotée d’un caractère
universel, car l’histoire pourrait se dérouler n’importe où. Les personnages,
sans nom ou en recherche d’identité, sont comme Ulysse cherchant le
chemin du retour dans L’Odyssée d’Homère, dont une citation ouvre
chaque partie. L’action, racontée tour à tour de leurs différents points de vue,
nous permet d’en savoir plus sur eux et sur leur passé, eux qui ne
communiquent presque pas. Car Etoiles cannibales est avant tout un
livre sur la mémoire. Mémoire des lieux, d’abord, où les personnages passent,
repassent, se croisent et s’évitent, et où les mêmes drames se rejouent. Mais
surtout mémoire individuelle, mémoire de chaque personnage avec ses
blessures et ses souffrances passées qui conditionnent sa vie présente,
mémoire faillible avec ses trous noirs, ses « étoiles cannibales ». Et ainsi
s’atténuent les distances entre intégrés et exclus, victimes et coupables, avec
cette phrase qui revient comme un leitmotiv : « C’aurait pu être moi ».

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