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Réalisations
L'Homme encerclé, de Michèle Rozenfarb, Ed. Gallimard
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Nominé "Prix du polar" 2004
L’auteur
Michèle Rozenfarb est psychanaliste à
Toulouse. L’Homme encerclé est son
quatrième polar.
Illustrations :
1/ Couverture du livre
2/ Photo de l'auteur © Jacques Sassier / Gallimard
Polars publiés
- Chapeau, Ed. Gallimard, collection « Série noire », 1998
- Junkie Boot, Ed. Zulma, collection « Quatre bis », 2000
- Vagabondages, Ed. Gallimard, collection « Série noire », 2000
Résumé
Jean Raizeau est un homme précis jusqu’à l’obsession. Son quotidien se
partage immuablement entre le cabinet notarial où il exerce la profession de
comptable, et son appartement où il note minutieusement ses faits, gestes
et paroles de la journée dans trois cahiers foliotés avant de se coucher
toujours à la même heure. Il tolère très mal le contact avec ses semblables,
et va jusqu’à envisager des « suppressions » quand il se sent agressé.
Cette vie millimétrée va basculer le jour où son frère lui demande de veiller
leur père, qui décède pendant la nuit. Dès lors les morts violentes
s’enchaînent dans l’entourage de Jean, dont les troubles mentaux font un coupable tout désigné.
Critique des lecteurs
L’Homme encerclé est le dernier volet de la « Trilogie déglinguée » de Michèle
Rozenfarb, dans laquelle elle met en scène des personnages atypiques et un
peu dérangés. Ici tout est raconté du point de vue de Jean Raizeau, puisque
le roman est donné comme la transcription de ses cahiers foliotés, à
l’exception de quelques notes du juge d’instruction. Le lecteur est donc
complètement plongé dans la maladie mentale du narrateur, tour à tour gêné,
perturbé, horrifié par cet homme insensible, dénué d’humour et méprisant,
puis touché par son extrême souffrance affective. Michèle Rozenfarb nous offre
ici un texte ciselé, très court, qui donne juste ce qu’il faut de clés pour
comprendre la psychose de Jean et les tenants de l’affaire. Un petit chef-d’œuvre.
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