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Réalisations
Les Hauts du bas, de Pascal Garnier, Ed. Zulma, collection
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Biographie
Pascal Garnier, né en 1949 à Paris, vit aujourd’hui à Lyon.
Il est à la fois peintre, auteur de littérature enfantine et de
romans noirs.
Bibliographie
La Solution esquimau, Ed. Fleuve noir, 1996
La Place du mort, Fleuve noir, 1997
Les Insulaires, Fleuve noir, 1998
Trop près du bord, Ed. Fleuve noir, 1999
L’A 26, Zulma, 1999
Nul n’est à l’abri du succès, Zulma, 2001, Prix du festival « Polar dans la ville » de Saint-Quentin en
Yvelines
Résumé
Edouard Lavenant est un vieux monsieur aisé, irascible et imbu de lui-même.
Retiré dans la Drôme après un accident cérébral qui lui a fait perdre l’usage
d'un bras, il passe ses humeurs sur Thérèse, son infirmière et aide ménagère
dévouée. Peu à peu, les relations entre le vieillard acariâtre et la vieille fille en
mal d’amour vont se teinter de tendresse et d’affection. Retrouvant sa force
vitale dans le même temps où il perd la raison, Edouard va développer des
instincts meurtriers et entraîner Thérèse dans une aventure peu commune qui
finira mal. Très mal.
Critique
Pascal Garnier met en scène dans ce roman très noir des personnages
quelque peu inhabituels dans le paysage des meurtriers romanesques : un
vieillard infirme au plus loin de la figure du patriarche, et une vieille fille moche
qui n’a jamais connu l’amour ; deux antihéros, d’une banalité à faire peur, et
qui, arrivés en fin de vie, ne lui accordent plus beaucoup d’importance. Car Les
Hauts du bas est un texte profondément amoral. Et la figure du vautour,
charognard par excellence, colle à la peau d’Edouard dans tous les lieux où il
se rend. Voyant arriver sa propre fin, il se plait à manipuler la nouvelle
génération, considère la mort comme une délivrance, et pense qu’une personne
peut aisément en remplacer une autre. Et comment lui en vouloir, à lui qui
accorde plus de crédit à des personnages tout droit sortis de son imagination
qu’à ceux qui l’entourent ? Pascal Garnier nous donne à lire un texte grinçant,
servi par une écriture dénuée d’artifices, très simple et très belle, rythmée, aux
situations et aux dialogues très bien campés, qui nous parle d’un sujet rare :
la vieillesse, avec tout ce qu’elle a de plus beau mais surtout de plus terrible.
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