Réalisations
Une Belle histoire d’amour, de Philippe Carrese, Ed. Fleuve noir
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Biographie
Philippe Carrese est né en 1956 à Marseille, où il vit toujours.
Après des études de cinéma à l’IDHEC, il crée quelques
séries comiques (notamment avec les futurs Nuls) et met en
scène des téléfilms. Parallèlement, il mène un parcours de
compositeur et de dessinateur de presse. Avec 12 romans à
son actif, il est l’un des principaux acteurs du renouveau
littéraire marseillais.
Bibliographie
Trois jours d’engatse, Fleuve noir, 1995
Filet garni, Fleuve noir, 1996
Pet de mouche et la princesse du désert, Fleuve noir, 1997
Allons au fond de l’apathie, Ed. Baleine, 1998
Graine de courge, Ed. Florent Massot, 1998
Le Successeur, Ed. Florent Massot, 1999
Tue-les à chaque fois, Fleuve noir, 1999
Le Bal des cagoles, Ed. Fleuve noir, 2000 – Lauréat du « Prix du polar SNCF » 2001
Flocoon paradise, Ed. Florent Massot, 2002
Conduite accompagnée, Ed. Fleuve noir, 2002
Une Petite bière pour la route, Ed. Fleuve noir, 2002
Résumé
Pindur, musicien de jazz raté, fait la plonge dans un bar-boîte-restaurant miteux
de la banlieue marseillaise pour joindre les deux bouts. Il est sur le point de se
tirer une balle dans la tête quand son patron, Max, un rocker-loubard-
psychopathe sur le retour, lui demande un petit coup de main pour enlever son
ex, Gisèle, un fille de bonne famille qui l’aurait séduit puis laissé tomber. Et
voilà ce brave Pindur embringué dans une histoire pas possible, tiraillé entre sa
fidélité à son patron et son admiration naissante pour Gisèle. Parce qu’elle a du
cran, cette fille.
Critique
Philippe Carrese s’entend à nous faire avaler des histoires invraisemblables. Et
pour l’heure, Pindur, le narrateur de Une Belle histoire d’amour, ne lésine ni sur
les exagérations ni sur les digressions pas crédibles pour deux sous. Pourtant,
et c’est là la force de l’auteur, l’intrigue est cohérente et le suspense tient
jusqu’à la fin autour de la vraie-fausse Gisèle. Les personnages, principaux ou
secondaires, sont plus croustillants les uns que les autres, et forment une
galerie «aussi variée qu’originale». Mais ce que les lecteurs apprécient chez
Carrese, qu’ils ont primé en 2001 pour Le Bal des cagoles, c’est avant tout son
«écriture truculente et jubilatoire», son humour, ses «dialogues riches de
faconde marseillaise». «Ca grouille, ça rebondit et ça néologise jovialement».
«On sent que la vraie, la belle histoire d’amour, c’est celle que l’auteur vit avec
les mots.»
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