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Réalisations
Le Chien de Solférino, de Laurence Biberfeld, Ed. Gallimard
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Nominé "Prix du polar" 2004
L’auteur
Née à Toulouse en 1960, Laurence Biberfeld fait des
petits boulots et part pour Paris où elle devient instit.
Elle quitte ensuite a ville pour la Margeride, puis la
Beauce, divers coins d’Ardèche, les Landes et
aujourd’hui le plateau de Millevaches. L’écriture l’occupe désormais à plein temps.
Illustrations :
1/ Couverture du livre
2/ Photo de l'auteur © Christophe Coré
Polars publiés
- La B.A. de Cardamone, Ed. Gallimard, collection « Série noire », 2002
- Evasion rue Quincampoix, Ed. Autrement, collection « Noir urbain », 2004
Résumé
Une jeune femme au foyer insatisfaite et un handicapé acariâtre marié par
intérêt à une femme beaucoup plus âgée que lui rêvent tous deux de liberté.
Devenus amants malgré leurs différences, ils vont planifier l’élimination du
mari gênant, de manière assez peu orthodoxe…
Critique des lecteurs
Laurence Biberfeld avait déjà interpellé les lecteurs du Prix du polar SNCF
l’année dernière avec son premier roman, La B.A. de Cardamone. On y
voyait apparaître les contours de son univers très singulier, fait de tendresse
pour les « petites gens », et d’une prose sensible et imagée.
Dans Le Chien de Solférino, on retrouve cet œil si particulier sur le monde,
et des personnages, qu’ils soient coupables, victimes ou mêmes policiers,
tous un peu abîmés par la vie ; c’est aussi ce qui les rend terriblement
humains. La noirceur est ici plus prégnante que dans le précédent roman,
car moins allégée par l’humour. La construction de l’intrigue, alternant les
points de vue des différents personnages et les temporalités, est aussi plus
aboutie : prenant le meurtre comme point de départ, l’auteur s’attache à
retracer les parcours personnels et les drames intimes antérieurs au drame,
jusqu’à le faire apparaître comme un aboutissement inévitable. Le chien,
arme du crime, apparaît avec sa tumeur au cerveau comme une magnifique
métaphore du mal qui ronge les personnages.
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