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Stoppez les machines, de François Muratet

Biographie
François Muratet est né en 1958 à Casablanca.
Une éducation privée et catholique en a fait
précocement un militant gauchiste, puis le
membre d'un groupe de rock'n'roll. C’est
pendant ses années de jeune professeur que
François Muratet découvre la banlieue. Depuis,
l’écrivain mélange l’Extrême-Orient et le polar
francilien. Il enseigne aujourd'hui l'histoire et la
géographie en Seine-et-Marne. Son premier
roman, Le Pied-rouge, édité au Serpent
lumes, a reçu le Prix du premier polar SNCF 2000.

Bibliographie
Le Pied rouge, Éd. Serpent à plumes, 2000

Résumé
Dans une banlieue, une petite usine « La Métallique », qui travaille pour
l'industrie automobile, connaît un passage aux 35 heures difficile. Une
grève violente éclate menée par trois jeunes ouvriers : Costa le militant
syndicaliste, Pascal et Mona, musiciens du dimanche et ouvriers en
semaine qui veulent tout faire péter… Malgré l'intervention de Bruno, un
médiateur, la situation s’envenime. En parallèle, un groupe
d'investisseurs pas très nets cherche à prendre le contrôle de « La
Métallique », et Raymond, un ex-flic alcoolique, enquête sur des vols de
matériaux. L'affrontement final va faire tomber les masques et révéler les
vrais enjeux et les fidélités de chacun.

Critique du comité de lecture
Sur fond de conflit social, François Muratet construit un roman captivant
que de nombreux lecteurs considèrent néanmoins en marge du polar. «
Au-delà de l’intrigue policière finalement peu importante ce sont les
enjeux de la grève qui prennent le pas sur l’enquête proprement dite ». Ils
reconnaissent que « le théâtre de ce roman, une usine, est lieu rare dans
le polar, ainsi que l’atmosphère qui y règne lors d’un conflit syndical».
Tous ont apprécié les qualités d’analyste de l’auteur et la galerie de
portraits, complète (ouvriers, patrons et syndicats) parfaitement dessinée
et qui « évite les écueils simplificateurs ». D’autres se sont interrogés «
a-t-il écrit ce roman pour payer une dette à la classe ouvrière ? Elle n’en a
pas besoin. En revanche, on a besoin du talent de Muratet pour
témoigner de l’extrême sensibilité qu’il a aux évolutions sociales
d’aujourd’hui, non pour nous endoctriner, mais pour nous éveiller » et se
sont enthousiasmés « c’est un polar « engagé » mais pas du tout
imbuvable du style propagande réaliste soviétique (période stalinienne)
».

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