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Cavalier seul, de Stéphanie Benson
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Biographie
Née à Londres en 1959, de mère institutrice et de père
haut fonctionnaire, Stéphanie Benson a grandi avec
Tolkien,Dickens, Du Maurier, Peake, Lawrence, Keats,
Eliot et Orwell. Après avoir obtenu deux licences : de
psychologie et de russe, elle s'installe définitivement
en France en 1981. Elle travaille comme éducatrice,
puis entreprend de se consacrer à l'écriture en 1986,
en français. Elle publie son premier roman Une
chauve-souris dans le grenier chez L'Atalante en 1995.
Elle a également écrit des nouvelles pour des
anthologies ainsi que pour des quotidiens et magazines (Le Figaro,
Optimum, Bonne Soirée, CCAS infos). À côté de ses activités
d'écrivain, elle anime des ateliers d'écriture pour adultes et scolaires.
Stéphanie Benson est aujourd'hui considérée comme l'un des meilleurs
auteurs de romans noirs de la nouvelle génération. Elle a d’ailleurs reçu
plusieurs prix pour ses œuvres.
Bibliographie
Le Dossier Lazare, Éditions Rivages/Noir, 2000
Biblioquête, Éditions du Seuil, collection Points policiers, 2001
Le Diable en vert, Éditions du Masque, 2002
Résumé
En Allemagne, une unité d’Interpol découvre des charniers dans des
pavillons de banlieue. Le tueur en série diffuse les massacres sur
Internet. Dans le même temps, la secte de l’Église du Millenium,
sise à Angers, prépare la fin du monde et tente d’engendrer l’Antéchrist.
Une histoire qui laisse peu de place à l’enquête pour se focaliser sur
les pensées intimes du tueur en série, du gourou, des policiers et du
fantôme d’une des victimes du tueur.
Critique du comité de lecture
Ce récit violent et sombre a marqué les lecteurs tout comme le style
« implacable telle une machine qui, une fois en marche, ne s’arrête
plus, détruit tout sur son passage, banalise la frontière entre bien et
mal ». Roman noir par excellence, Cavalier seul a plongé les
lecteurs dans la folie pure où réalité et fantasme s’affrontent et créent
un mélange « étonnant et détonant ». « Un récit qui conduit pas à pas
le lecteur vers l’horreur qui est tellement crue qu’elle en devient
abstraite et dangereuse ». « Le vertige nous prend, nous parle-t-on
d’un monde où l’horreur économique justifierait toutes les horreurs
individuelles ? Où la société coupable, forcément, ne peut
qu’engendrer des monstres ? ».Stéphanie Benson met tout son
talent de conteuse au service de ce récit très noir et dérangeant
qui n’a laissé aucun lecteur indifférent.
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